Hommage à Nelson Mandela par Cianfanelli, 3ème

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Un monument érigé sur les lieux même de l’arrestation il y a cinquante ans ans du dirigeant noir sud-africain alors qu’il luttait clandestinement contre l’apartheid, en hommage à Nelson Mandela constitué de 50 barres d’acier sculptées par Cianfanelli et plantées dans le sol à différents endroits. Au fur et à mesure qu’on avance vers le monument, la figure de Nelson Mandela prend forme à un point précis. En se plaçant face au monument, on peut y voir par un jeu de lumière le portrait du premier président noir qu’a connu l’Afrique du Sud.

Cette technique s’appelle « l’anamorphose » comme la pratiquait autrefois Léonard de Vinci et aujourd’hui Georges Rousse.

« Une anamorphose est une déformation réversible d’une image à l’aide d’un système optique – tel un miroir courbe – ou un procédé mathématique. On appelle également anamorphose la déformation de l’image d’un film ou d’une émission de télévision à l’aide d’un système optique ou électronique afin de l’adapter à un écran informatique ou de télévision (Format large anamorphosé, 4/3 ou 16/9). Le mot est composé du grec anamorphoein (ἀναμορφόω) « transformer » et du suffixe -ose.

Certains artistes ont produit des œuvres par ce procédé et ainsi créé des images déformées qui se recomposent à un point de vue préétabli et privilégié. » wikipédia

On connaît celle de Léonard de Vinci

Vinci

De Hans Holbein dans Les Ambassadeurs

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Et celles de Georges Rousse

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Mais là, il ne s’agit pas simplement d’une manipulation de l’espace et dans l’espace. Comme le crâne des Ambassadeurs de Hans Holbein, cette anamorphose délivre un message puissant de liberté et de paix en son coeur. Plus on s’approche de l’oeuvre, plus on perd la visibilité du visage de Mandela et on entre dans la prison, plus on tourne autour, plus le visage se reforme à la fois métallique, lumineux et aérien.

Réalisé par l’artiste sud-africain Marco CIANFANELLI, ce monument a été érigé à Howick, une ville située à 90km au sud de la ville de Durban, dans la campagne sud-africaine. L’artiste sud-africain Marco Cianfanelli a érigé ce monument pour le 50ème anniversaire de la capture de Nelson Mandela par la police de l’apartheid en 1962.

« Nelson Rolihlahla Mandela (prononcé en xhosa [xoˈliːɬaɬa manˈdeːla]), dont le nom du clan tribal est « Madiba », né le 18 juillet 19181 à Mvezo2 (Union d’Afrique du Sud) et mort le 5 décembre 2013 à Johannesburg3, est un homme d’État sud-africain ; il a été l’un des dirigeants historiques de la lutte contre le système politique de ségrégation raciale (apartheid) avant de devenir président de la République d’Afrique du Sud de 1994 à 1999, à la suite des premières élections nationales non raciales de l’histoire du pays. Après vingt-sept années d’emprisonnement dans des conditions souvent très dures, Mandela est relâché le 11 février 1990. En 1993, il reçoit avec ce dernier le prix Nobel de la paix pour avoir conjointement et pacifiquement mis fin au régime d’apartheid et jeté les bases d’une nouvelle Afrique du Sud démocratiqueN 1. » Wikipédia

C’est une oeuvre dans laquelle le public peut évoluer et se déplacer: il s’agit d’un pénétrable comme Personnes de Christian Boltanski. L’artiste invite le spectateur à pénétrer dans la tête de Nelson, de s’inspirer de ses idées, d’entrer dans son esprit. Les barres d’acier symbolisent les barreaux de la prison dans laquelle Mandela est resté enfermé 27 années. Et à la fin de la visite, le spectateur s’échappe de la prison inéluctablement. Nelson est donc celui qui donne la liberté aux autres par son action spirituelle et politique.

Photo de la cellule de Mandela en prison:

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Il disait « Je préfère être libre dans ma tête en prison que libre dehors mais en prison dans ma tête ».

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N.Mandela / Il disait qu’il n’était « ni un saint ni un prophète ». Il déplorait qu’on le présente comme « une sorte de demi-dieu ». Il insistait sur ses « erreurs », ses « insuffisances », ses « impatiences ». Jusqu’au bout, tandis qu’on le fêtait à travers le monde, tandis que les Etats et les puissants lui tressaient des lauriers, lui dressaient des statues, lui décernaient des palmes et des récompenses, tandis qu’un peu partout on donnait son nom à des milliers d’écoles, d’universités, de rues, de places, de parcs et d’institutions diverses, jusqu’au bout il s’est voulu « un homme comme les autres, un pécheur qui essaie de s’améliorer ».
Le Monde

« Ceci représente l’élan gagné dans la lutte par la symbolique de la capture de Mandela. Les 50 colonnes représentent les 50 ans depuis sa capture, mais elles suggèrent aussi l’idée de solidarité. Il indique une ironie comme l’acte(la loi) politique de l’incarcération de Mandela a cimenté son statut comme une icône de lutte, qui a aidé à faire fermenter le raz-de-marée de résistance, la solidarité et le soulèvement, provoquant le changement politique et la démocratie ». précise l’artiste.

« ‘ Je suis intéressé par la fabrication de choses qui incitent un sentiment de la complexité du présent(cadeau). ‘

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