Discrète commémoration, Jean-François Courtilat, 4ème

Voici une proposition de séquence de Jean-François Courtilat originale avec un questionnement très riche sur les programmes, sur l’histoire et sur l’art.

Cycle 4, 4ème

Dans un lieu historique chargé d’émotion,  comment l’art peut commémorer tout en restant presque invisible ?

En lisant vos documents me viennent des questions :

–       qu’ont appris les élèves dans ces séquences ?

Que l’art pour véhiculer un message, pour avoir des qualités plastiques peut être discret, sans ostentation, il peut se placer et se voir ailleurs que dans un musée, (ils comprennent ce que veut dire art in situ installation), que l’art peut avoir a faire avec le passé que l’art peut témoigner, il est le meilleure support à la mémoire…

–       les consignes sont-elles des problèmes ouverts ? pourquoi ?

Plusieurs possibilités plastiques, les élèves peuvent choisir plusieurs situations :

L’espace, la matière, la lumière, la couleur.

Dans les productions j’ai pu voir dans certains travaux un questionnement sur l’espace du lieu où réaliser sa production afin de répondre à la problématique, drapeaux sur le toit, gargouilles et mascarons, les fenêtres…

Pour la matière, la peinture devient phosphorescente, la nature des matériaux est questionnée,  graver des mots sur les pierres de l’édifice, travailler sur la transparence du verre des fenêtres par exemple.

La couleur : quelle couleur utilisée pour quelle symbolique ?

La lumière devient matière dans certains projets afin de répondre à la problématique, éclairage particulier, lumière qui dessine sur la façade de l’édifice…

–       l’apprentissage se fait-il en suivant la démarche exploratoire puis de réinvestissement ?

J’ai eu avec eux la possibilité de voir la différence entre installation œuvre in situ et sculpture dans des séances antérieures, dans cette séance  nous abordons un élément supplémentaire l’art conceptuel sans toutefois le formuler, dans la séance suivante  la problématique est comment rendre visible l’invisible ? J’ai dans les premières propositions des élèves le sentiment que des acquis facilitent  leur production. La mise au travail se fait rapidement des discutions s’organisent en élève de la même équipe. Une photographie est prise par les élèves  en fin de séance afin de laisser une trace de leur production.

Ils photographient le résultat du vent simulé ou réel les transparences les reflets des vitres, ils s’amusent avec les ombres, ils expérimentent les réserves occasionnées par du scotch et de la peinture, ils questionnent l’intérieur des objets et les images qui cachent une autre image…

–       qu’ont-ils exploré et réinvesti ?

–       première séance:

  •  la matérialité ou l’immatérialité  d’une ouvre, d’art d’une production plastique dans un espace architectural et historique.  Comment rendre visible et compréhensible une idée à l’aide de dessins et d’annotations.

–       deuxième séance :

–       utiliser toutes  les situations qui leur semblent intéressant pour répondre à la problématique  comment rendre visible l’invisible ?

Ce qui à pu les surprendre c’est que leur projets devaient pouvoir se faire « dans la vraie vie » selon une formule entendue par de élèves

Ils ont l’habitude de considérer que le support papier leur permet tous les champs des possibles, sans contraintes notamment liées  à des contraintes de lieux (architecture et histoire du lieu)

–       quel a été votre dispositif ?

Pour la première séance

Deux photocopies une format A4 en noir et blanc l’autre format A3 en couleur

à disposition craies grasses, feuilles cassons A4 A3 colle et pistolet à colle chaude

Pour la deuxième séance, ils pouvaient  utiliser le matériel de la classe  (vidéo projecteur, peinture ……) sortir dans la cour et expérimenter  avec le reflet du soleil, le vent, les ombres simuler des scènettes permettant de répondre à la problématique.

–       quel lien avec le programme d’histoire en 4ème ?

–       effectivement c’est en 3° que la deuxième guerre mondiale est étudiée un enseignant d’histoire me signale que c’est vu également en CM2

En questionnant les élèves des notions sont acquises ils connaissent pour un certain nombre ce qu’est la Gestapo

–        – quelle transversalité envisagez-vous ?

–        en 5° Comment laisser une trace dans un espace ?

–       En 3° Comment une intervention plastique peut-elle rendre visible les caractéristiques du lieu?

–       quel sens ont pu mettre les élèves dans ces séquences ?

–       ils ont pris connaissance à travers la première séance d’une oeuvre majeure du XX ° siècle, qu’une œuvre importante n’a pas besoin d’être très visible pour être intéressante, qu’une œuvre d’art peut dénoncer  des exactions.

–       Qu’elle doit interpeller, questionner les visiteurs.

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Des travaux d’élèves à venir … bientôt

Références artistiques:

Artof Popof: Avant d’entrer dans le tunnel qui passe sous les Buttes-Chaumont à Paris, un pont enjambe la rue Manin et la rue de Crimée. Sous ce pont, le 23 août 1944 des FFI et des Résistants des FTPF du XIXème arrondissement ont capturé un train allemand et ses occupants. Popof commémore ce fait de résistance.

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Documents à télécharger :

quelle-est-la-grande-question-du-programme pdf

c4-seance-arts-plastiques-courtilat pdf

Des photos des travaux des élèves à venir …

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