Les peintres du dimanche …

Il est coutume d’appeler « peintres du dimanche » ceux qui peignent pour leur loisir et non pour des questions artistiques. Bien souvent, leurs productions sont séduisantes. Mais ces oeuvres résistent à l’analyse car il n’y a, dans le fond, pas grand chose à dire, peut-être la virtuosité, une matière particulière, des couleurs chatoyantes.

On peut se demander si nous avons assez de recul pour séparer le bon grain de l’ivraie. Peut-être pas. Mais une oeuvre d’art qui rebondit grâce à l’analyse annonce un futur souvent bien confirmé.

Cette expression « du dimanche » montre que le peintre ne s’exerce que ce jour là et qu’il n’est donc pas un véritable artiste. C’est un amateur et non un artiste professionnel.

La peinture de G.W.Bush en est un bel exemple.

Le Prince Charles lui aussi, à ses temps perdus, se livre à l’aquarelle ou la peinture.

Quelles sont les caractéristiques de ces peintures dominicales ?

Un goût pour l’art figuratif, les paysages, les portraits, les natures mortes avec une quête manquée d’un style particulier:

Des atmosphères souvent éthérées avec de beaux figurants:

Des natures mortes, vases aux bouquets et bien d’autres compositions :

Les peintures du dimanche flirtent également entre abstraction et figuration, avec des teintes qui flattent l’oeil.

Gerard Mursic artiste peintre breton Saint Malo Village

Autre « artiste du dimanche »

L’abstraction est aussi une manière de peindre favorite des peintres du dimanche qui appliquent des recettes parfois complexes mais sans relation avec l’histoire de la peinture abstraite.

Ce qui frappe au premier abord c’est cette volonté manifeste de ne pas heurter le regard. Et on peut dire que leur technique est très élaborée pour parvenir à peindre des toiles capables de se « fondre » dans le regard. Autre trait marquant, c’est l’absence de couleurs ou motifs qui frappent, qui attirent l’oeil.

Spécialistes des ambiances colorées, les peintres du dimanche aiment également représenter l’innocence de l’enfance dans un style hyperréaliste mais feutré.

Quelques comparaisons:

Mais ne soyons pas sectaires car les peintres amateurs ont réalisé de belles surprises. Gauguin, en 1885, n’était pas considéré pour son art mais bien comme un peintre du dimanche, un autodidacte qui admirait Courbet et Picasso ! C’est en 1885 qu’il décide de peindre à plein temps.

Des exemples de sa peinture à cette période de sa vie :

Le peintre du dimanche est un peintre du Beau, du Bon, du Bien mais peut-on dire qu’il est peintre du Juste ?

En 1885, Gauguin devait sûrement peindre aussi le samedi !

Autres pensées du bistrot ici:

https://perezartsplastiques.com/les-pensees-du-bistrot/

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