Nature morte à la chaise cannée, Picasso, 1912

 

Il y a bien des analyses sur la nature morte à la chaise cannée de PIcasso. Cette nouvelle analyse apporte un regard neuf sur cette toile qui a fait couler beaucoup d’encre. C’est en travaillant sur la peinture d’Antonello da Messina, que j’ai eu comme une sorte de fulgurance, que j’ai vu une évidence qui jusque là m’avait échappée. Pourquoi peindre cette chaise cannée ? Le geste révolutionnaire consistant à mettre un morceau de toile ciré est depuis longtemps pointé du doigt. Mais la présence de la corde autour de la peinture ne cessait de m’intriguer. Elle renferme des signes, des lettres, des formes aussi obscures que des hiéroglyphes.

C’est en cherchant l’étymologie et l’histoire des cartouches que j’ai pu faire le lien entre les pratiques égyptiennes et l’oeuvre de Picasso.

« Un cartouche, dit shenou en égyptien ancien, transcription française du mot égyptien šnw1) est un symbole hiéroglyphique, de forme allongée et fermé par un nœud, qui contient le nom d’un pharaon. Il symbolise tout ce que le soleil entoure, c’est-à-dire l’univers et a pour fonction de protéger le nom de Pharaon. Ils étaient le plus souvent peints de jaune ou d’or (couleur du soleil) et étaient utilisés pour deux des cinq noms d’un pharaon. » rapporte Wikipedia. Et on voit cette photo d’un cartouche égyptien avec la corde nouée autour des hiéroglyphes.

La chaise cannée ne serait-elle pas le siège du pharaon Picasso ?

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