La zone proximale de développement en arts plastiques

La zone proximale de développement (ZPD) se situe entre la zone d’autonomie et la zone de rupture. La ZPD se définit comme la zone où l’élève, à l’aide de ressources, est capable d’exécuter une tâche. Une tâche qui s’inscrit dans la ZPD permet à l’élève en apprentissage de se mobiliser, car il sent le défi réaliste. Mais c’est aussi le travail avec des pairs plus expérimentés que les élèves entrent dans leur zone proximale de développement.

Ce concept a été proposé par le psychologue russe Lev Vygotski (1997). On le trouve en français sous différentes appellations telles que zone proximale de développement ou zone de développement prochain. La ZPD correspond à l’apprentissage possible que peut effectuer l’élève à un moment précis. C’est une zone de « potentiel » réaliste. Cette zone est propre à chaque apprenant, mais on peut concevoir qu’un groupe ait aussi sa ZPD. Plus l’apprenant avance dans sa zone, plus il apprend, mais plus il a besoin d’aide pour ne pas vivre un échec qui le sortirait de sa zone.

CINQ RAISONS DE TENIR COMPTE DE LA ZONE PROCHE DE DÉVELOPPEMENT (ZPD) (Chaiklin, 2009; Vergnaud, 2000; Vygotski, 1997).

1. Guide la préparation des cours et des activités.

2. Permet d’ajuster les stratégies d’enseignement et d’apprentissage en fonction de l’avancement des élèves dans leurs connaissances et leurs compétences.

3. Favorise les expériences de réussite qui contribuent à l’engagement et à la motivation des élèves dans leur processus d’apprentissage.

4. Permet d’augmenter les exigences progressivement pour que les élèves réussissent des apprentissages de plus en plus difficiles.

5. Sert de repère afin de doser l’aide à offrir aux élèves pour ensuite la retirer progressivement afin qu’ils soient de plus en plus autonomes dans leurs apprentissages. Cette aide ne doit pas être modélisante ni donner une direction à suivre.

La progression des étudiants est favorisée par une certaine progression dans l’intervention de l’enseignant. On peut théoriquement découper cette progression en différentes étapes :

1. L’enseignant formule une demande pas trop facile mais pas trop compliqué pour permettre aux élèves d’entrer dans la ZPD. Les ressources et échanges avec les pairs plus expérimentés permettront de réussir les productions.

2. L’enseignant  d’explorations en explorations augmente progressivement la tâche. Les élèves peuvent s’entraider.

3. L’enseignant n’intervient pas pour guider les élèves ou favoriser une démarche. Il formule et reformule la même consigne. Il ne dit pas si le résultat est bon ou pas. Les mises en commun de tous les travaux permettront aux élèves d’entrer dans la ZPD.

4. L’enseignant fait expérimenter la réussite plusieurs fois en donnant des tâches différentes mais de même niveau d’exigence. Ainsi, les élèves expérimentent leurs capacités à réussir la tâche de manière autonome et avec une facilité de plus en plus grande. Les références artistiques constituent des ressources qui permettront aux élèves de s’ancrer dans la ZPD.

5. Lorsque la tâche devient facile, l’enseignant donne une tâche plus difficile.. Dès lors, c’est la ZPD de l’élève qui se déplace en avançant vers des tâches de plus en plus exigeantes, ouvrant ainsi des possibilités de développement supérieur, c’est-à-dire des défis qui auparavant auraient mené à un échec mais qui, ici, vont mener à une réussite.

http://pedagogie.uquebec.ca/portail/system/files/documents/membres/tableau_v5_n1_zpd_0.pdf

http://differenciation.org/pdf/notion_zpd.pdf

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