Oswaldo Guayasamín, peintre équatorien

Oswaldo Guayasamin (Quito,  – ) est un artiste équatorien de la seconde moitié du xxème siècle. Fortement inspiré par les arts sud-américains, il consacre une grande partie de sa vie à peindre la misère, l’exploitation, l’oppression, la dictature et le racisme. Il crée un portrait panaméricain des différences sociales et humaines.

Ses toiles expressionnistes montrent la souffrance humaine sous des traits appuyés et amplifiés. Les mains sont bien présentes dans son oeuvre : elles traduisent la douleur endurée par le peuple équatorien ainsi que la révolte.

Son œuvre est divisée en trois grandes périodes :

  • « El camino del llanto » (« Le chemin des lamentations », Huacayñan en quechua), ensemble de cent trois tableaux, réalisés entre 1944 et 1945 ;
  • « La Edad de Ira » (« L’Âge de la Colère ») est un ensemble de cent cinquante tableaux exécutés sur une trentaine d’années, entre 1961 et 1990. Cette période montre l’angoisse et la douleur des indigènes des Andes, il dénonce aussi les conditions de vie des ouvriers dans les mines et plus généralement l’exploitation de l’homme par l’homme au travers des dictatures, génocides et autres agressions des pays puissants et impérialistes. Guayasamin travaille beaucoup par série, notamment la série des mains pendant cette période ;

« Un des plus imposants travaux de l’artiste est la série de peintures dédiées aux mains, intitulé « Las Manos » et qui fait partie de la collection : « La Edad de la Ira » (l’Age de la colère). Douze peintures à l’huile représentent des portraits torturés où les mains, longues, sont dessinées pour représenter un sentiment bien précis comme la terreur, le silence, la protestation ou la prière. » site de l’Unesco.

La Tête de Napalm dénonce les ravages de la bombe atomique.

Guayasamín croyait que la cruauté que l’homme commet contre l’homme a besoin d’être condamnée plusieurs fois, pour que l’humanité ne les oublie pas et qu’elle ne se répète pas.

  • « La Edad de la Ternura » (« L’Âge de la Tendresse ») est une période durant laquelle il travaille sur le lien maternel, la mère, la femme source de réconfort dans les épreuves et source de courage par sa résistance à l’humiliation : un hommage à toutes les mères du monde.
  • On voit bien la parenté avec les oeuvres de Picasso.

Guayasamin est décédé le 10 mars 1999, et comme un hommage à son travail, à ses recherches pour la sauvegarde du patrimoine de son pays, et pour le remercier de l’amour qu’il portait aux autres, le peuple indien se mit en grève et tout le monde pris conscience que le pays venait de perdre un grand homme.

Pour mes belles-petites-filles franco-équatoriennes Lia, Maïwen, Heiva.

2 commentaires

  1. delphin dz

    Bonjour, Je lis toujours avec beaucoup d’intérêt vos articles. C’est comme si cela m’ouvrait à quelque chose. Merci de me faire connaître ce peintre. Bravo Delphine

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