FRAC, DAC, DAAC, PEAC, EAC les sigles décryptés

La DAAC

La délégation académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle (DAAC / Rectorat) met en oeuvre :
– le calendrier artistique et culturel de l’académie de La Réunion ;
– la politique académique d’éducation artistique et culturelle et apporte aide et conseil à la mise en place du volet culturel du projet d’école ou d’établissement et à la mise en place des parcours d’éducation artistique et culturelle sur formulaires de pré-inscription.

Elle organise la formation action culturelle dans le cadre du plan académique de formation (PAF) en direction des référents culture, des professeurs relais et des enseignants en lien avec les corps d’inspection.

Elle suit les 15 domaines artistiques et culturels, la collaboration avec les CLÉA avec les 24 communes et avec les partenaires, structures et événements culturels.

Elle met en ligne les ressources documentaires artistiques et culturelles réalisées par les professeurs relais dans les structures artistiques, culturelles ou scientifiques. (1)

La DAC

La direction des affaires culturelles a pour mission le soutien et l’accompagnement des projets élaborés par les collectivités territoriales, les professionnels de la culture, les artistes, les associations, le renforcement des capacités culturelles dans une logique de partenariat et enfin la formation.

La DAC de Guyane par exemple a été créée en 1992 : est la plus récente de l’ensemble des 27 DAC françaises.

Placée sous l’autorité du Préfet de région, elle est chargée d’animer, de coordonner et de mettre en œuvre les politiques de l’État en matière culturelle à l’échelon territorial.

Elle apporte son concours à l’évaluation des politiques publiques dans ce domaine et propose au Préfet de région les orientations régionales ainsi que la programmation des crédits correspondants.

Elle veille à la conduite des actions de l’État et à la répartition des moyens en matière de recherche culturelle dans la région.
Les missions portent sur tous les secteurs d’activités relevant du Ministère :

  • patrimoine,
  • archéologie,
  • musées,
  • architecture,
  • archives,
  • arts plastiques,
  • cinéma et audiovisuel,
  • livre,
  • lecture et écriture,
  • multimédia,
  • spectacle vivant,
  • éducation artistique et culturelle,
  • industrie culturelle.

Pour conduire l’ensemble de ces actions, le directeur des affaires culturelles est entouré d’une équipe aux compétences scientifiques, techniques, artistiques et administratives très diversifiées. La Dac intervient dans l’application des politiques de l’État en participant à l’aménagement du territoire et aux politiques de la ville.

Elle contribue à l’expertise des projets culturels et à la structuration de l’économie culturelle.

Elle soutient la création et la diffusion culturelles en attribuant des aides. Elle joue un rôle essentiel dans la protection et la valorisation du patrimoine et participe au rayonnement de la recherche scientifique et à la diffusion de la documentation. (2)

Le PEAC

Le parcours d’éducation artistique et culturelle est inscrit dans le projet global de formation de l’élève défini par le socle commun de connaissances, de compétences et de culture et opérationnalisé par les programmes de cycle.

Le parcours d’éducation artistique et culturelle est l’ensemble des connaissances acquises par l’élève, des pratiques expérimentées et des rencontres faites dans les domaines des arts et du patrimoine, que ce soit dans le cadre des enseignements, de projets spécifiques, d’actions éducatives, dans une complémentarité entre les temps scolaire, périscolaire et extrascolaire.

Son organisation et sa structuration permettent d’assembler et d’harmoniser ces différentes expériences et d’assurer la continuité et la cohérence de l’éducation artistique et culturelle sur l’ensemble de la scolarité de l’élève de l’école au lycée.

Le parcours d’éducation artistique et culturelle de l’élève repose sur les trois champs indissociables de l’éducation artistique et culturelle qui en constituent les trois piliers :

  • des rencontres : rencontres, directes et indirectes, avec des œuvres artistiques et des objets patrimoniaux ; avec des artistes, des artisans des métiers d’art, des professionnels des arts et de la culture… ; avec des lieux d’enseignement, de création, de conservation, de diffusion… ;
  • des pratiques, individuelles et collectives, dans des domaines artistiques diversifiés ;
  • des connaissances : appropriation de repères ; appropriation d’un lexique spécifique simple permettant d’exprimer ses émotions esthétiques, de porter un jugement construit et étayé en matière d’art et de contextualiser, décrire et analyser une œuvre ; développement de la faculté de juger et de l’esprit critique. (3)

LeS FRAC

Les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac), sont des collections publiques d’art contemporain créées en 1982 par Jack Lang dans le cadre de la politique de décentralisation mise en place par l’État avec les nouveaux conseils régionaux pour permettre à l’art d’aujourd’hui d’être présent dans chaque région de France.

Ils sont dotés d’un budget fondé sur le principe d’un financement paritaire entre les régions et l’État à travers le ministère de la Culture et de la Communication.

Missions :

  • Constituer un patrimoine d’art contemporain en région et soutenir la création par l’action conjuguée d’acquisitions et de commandes d’œuvres d’art. Les Frac peuvent décider de spécialiser dans une catégorie particulière d’art contemporain.
  • Diffuser largement le fonds constitué sur le territoire régional en développant des partenariats réguliers. Les institutions culturelles régionales, les collectivités locales et les établissements scolaires sont ainsi concernés.
  • Sensibiliser le public le plus large aux démarches artistiques contemporaines par la mise en place d’actions permanentes de médiation comme des visites commentées, l’accueil des groupes par des animateurs conférenciers, des conférences, des rencontres avec les artistes, d’ateliers avec le jeune public, etc.
  • Lien vers le FRAC de La Réunion:
  • http://fracreunion.fr/programmation

L’EAC

L’éducation artistique et culturelle et sa généralisation constituent une priorité pour le Gouvernement. Ses enjeux sont : la transmission du patrimoine commun, ciment de notre société française et européenne, facteur d’ouverture sur le monde et de prise de conscience de notre rôle en tant que légataire du patrimoine de l’humanité, la compréhension du geste artistique et de la démarche de création, ainsi que l’initiation aux pratiques artistiques et le développement de la créativité.

Le ministère de la Culture travaille en grande proximité avec le ministère de l’Education nationale, pour faire en sorte que tous les enfants bénéficient de cette éducation au sein de la scolarité obligatoire. L’enjeu est que l’école devienne un lieu ouvert sur la culture, s’appuyant sur toutes les ressources culturelles disponibles dans son environnement.

L’action des structures culturelles, qui sont fortement engagées sur les territoires, est essentielle pour irriguer tous les territoires et développer des projets de qualité au bénéfice de tous nos jeunes. (4)

L’un des axes prioritaires de la politique gouvernementale est l’éducation artistique et culturelle pour tous et tout au long de la vie. Elle « contribue à la formation de la personnalité et est un facteur déterminant de la construction de l’identité culturelle de chacun ».

C’est dans cette optique que le Haut conseil à l’éducation artistique et culturelle, créé en 2005 par le ministère de l’Éducation nationale et de la Recherche avec l’appui du ministère de la Culture et de la Communication, a été élargi en 2013 à d’autres ministères (Agriculture, Enseignement supérieur et recherche, Jeunesse et Sports… ainsi qu’aux collectivités territoriales). La même année une circulaire est venue définir la notion de parcours d’éducation artistique et culturelle pour soutenir l’égal accès de tous les jeunes à l’art et à la culture.

Pour mémoire, tous les élèves de l’enseignement agricole bénéficient, depuis 50 ans, de parcours culturels de qualité et diversifiés, menés sur le temps scolaire et hors temps scolaire, avec des professionnels de la culture.

CLEA

Les CLEA(C) sont des leviers essentiels de la politique d’éducation artistique et culturelle, priorité du ministère de la Culture. Contrats de 3 ans renouvelables, signés a minima entre une collectivité, la DRAC et l’Éducation nationale, ils permettent aux jeunes de se constituer un parcours d’éducation artistique et culturelle cohérent. Ils peuvent aussi s’adresser à l’ensemble de la population et permettent de structurer le développement culturel sur les territoires concernés. (5)

Contrat local d’Éducation artistique

Public concerné :

→Selon les contrats, peut concerner tous les élèves de la maternelle au lycée, voire l’université, d’un territoire donné, pour le public des centres de loisirs et des centres sociaux et plus généralement pour tous les jeunes et leur famille.

→ Pour tout public éloigné de la culture pour des raisons sociales, économiques ou géographiques.

Enjeux et objectifs du dispositif : Les partenaires sont invités à travailler sur la base de leurs compétences et responsabilités et des moyens dont ils disposent, à l’organisation d’un projet partagé et fédérateur se donnant pour objectif la généralisation et non une simple extension de l’éducation artistique et culturelle. Il s’agit de faciliter l’accès de tout enfant, de tout jeune, aux œuvres et aux ressources artistiques et culturelles de son territoire, pour faire en sorte qu’il puisse se les approprier et enfin, s’il en a le désir, de se livrer à des pratiques artistiques. L’objectif recherché est que l’enfant puisse exercer lui-même, sa capacité à faire partager à sa famille, son entourage, sa conviction que la culture est source de plaisirs et qu’elle contribue au développement personnel. Les enfants et adolescents, accompagnés par les professionnels (enseignants, artistes, éducateurs, professionnels de la culture, agents des Collectivités, etc…) constituent ainsi une réelle force d’entraînement pour leur entourage. Il en va de même pour tout public participant aux actions mises en place par le CLEA.

Principes : Dispositif proposé par le ministère de la Culture et de la communication /Drac IDF pour les collectivités locales ou territoriales. Contrat de 3 ans renouvelable, le CLEA rassemble les principaux acteurs publics et privés d’un territoire donné autour d’un objectif commun : proposer une éducation artistique et culturelle citoyenne, qui prenne en compte les spécificités du territoire, tout en s’accordant aux rythmes et aux « temps de vie » propres à chacun. Piloté par un chef de file (par exemple une collectivité territoriale ou une structure culturelle), le CLEA s’organise autour de résidences-mission où l’artiste, qui s’appuie sur son œuvre pour habiter l’espace public, propose des actions de médiation culturelle créatives et participatives, sous forme d’ateliers et de rencontres. (6)

Recherches compilées par Teresa Caci.

(1) https://www.ac-reunion.fr/daac.html

(2) http://www.guyane.gouv.fr/Services-de-l-Etat/Les-services-de-l-Etat-en-Guyane/La-DAC-direction-des-affaires-culturelles

(3) http://eduscol.education.fr/cid74945/le-parcours-d-education-artistique-et-culturelle.html#lien

(4) http://www.culture.gouv.fr/Thematiques/Education-artistique-et-culturelle

(5) http://www.culture.gouv.fr/Regions/Drac-Pays-de-la-Loire/Politique-et-actions/Territoires-et-publics/Education-artistique-et-culturelle/Glossaire-des-dispositifs/Contrat-local-d-education-artistique-et-culturelle-CLEA

(6) http://cache.media.education.gouv.fr/file/dispositifs/82/4/presentation_clea_870824.pdf

 

Un commentaire

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.