Le souffle, cycle 4, 3ème

Le souffle , cycle 4, 3ème

Questionnement :

Comment représenter le souffle avec les moyens traditionnels de différentes manières ? Comment représenter l’immatériel, l’invisible, l’impalpable ?

Compétences travaillées :

Expérimenter, produire, créer

  • Choisir, mobiliser et adapter des langages et des moyens plastiques variés en fonction de leurs effets dans une intention artistique en restant attentif à l’inattendu
  • S’approprier des questions artistiques en prenant appui sur une pratique artistique et réflexive
  • Prendre en compte les conditions de la réception de sa production dès la démarche de création, en prêtant attention aux modalités de sa présentation, y compris numérique
  • Mettre en oeuvre un projet artistique :
    • Concevoir, réaliser, donner à voir des projets artistiques, individuels ou collectifs
    • Questions du programme :
      • Le dispositif de représentation : l’espace
        en deux dimensions (littéral et suggéré), la différence entre organisation et composition ; l’espace en trois dimensions (différenc entre structure, construction et installation), l’intervention sur le lieu, l’installation
      • La transformation de la matière : les relations entre matières, outils, gestes ;
        la réalité concrète d’une œuvre ou d’une production plastique ; le pouvoir de représentation ou de signification de la réalité physique globale de l’œuvre

Séance 1 :

Chercher trois manières différentes pour représenter le souffle.

Séance 2 :

Rendre une représentation spectaculaire.

Séance 3 :

Ma production se met en mouvement avec le souffle.

Séance 4 :

Ma production interagit encore plus visiblement avec le souffle.

Séance 5 :

Fusionner deux productions de manières différentes.

Séance 6 :

Ajouter une autre production aux deux précédentes.

Séance 7 :

Nos productions s’exposent. Trouver plusieurs solutions pour exposer de manière différentes vos productions.

Séance 8 :

Nos productions prennent l’air. Installer dans le collège les réalisations en créant une relation avec l’espace environnant.

L’air et sa représentation: la personnification

Dans la mythologie grecque, Ether est le Dieu de l’air. Lui-même personnifie le Ciel dans ses parties supérieures. L’air y est plus pur et plus chaud. C’est celui qui est respiré par les dieux, contrairement à l’Ær (en grec ancienἀήρ / aếr), l’air des parties inférieures du ciel, respiré par les mortels.

Zéphyr est aussi une autre représentation du vent.

Botticelli représente le Zéphyr dans La Naissance de Venus. Le vent est matérialisé par le mouvement de la chevelure et du tissu.

statue dans la cour de l’école nationale de la marine marchande à St Malo.

La vapeur :

Hans Haacke réalise un cube en verre avec de la condensation de l’air

MORRIS Robert (né en 1931), Steam (Vapeur d’eau), 1967 (photo de gauche) et 1974 (photo de droite), Bellingham, Western Washington University.

L’haleine :

Marcel Duchamp réalise Eau de voilette, belle haleine.

L’ouragan :

Philippe Charpentier représente une tornade avec la matière en peinture.

Otoniel Borda Garzón, tornado

Le vent :

Jean-François Millet La Tempête

William Turner Tempête en mer

Un soudain coup de vent, d’Hokusaї

Jeff Wall de l’œuvre d’Hokusaї

Calder,

mobiles

Bernard Moninot, La Mémoire du vent , (Eolethèque) 1999-2009, collection du MAC/VAL, Vitry-sur-Seine

« Avec patience et minutie, l’artiste a sillonné le Jardin botanique de Genève, il a relevé le nom et l’emplacement des plantes qui l’intéressaient, il a placé au-dessus un dispositif de son invention et il a attendu. Puis, le vent a inscrit son message, son image ou plutôt son signe. La pointe des plantes mues par le vent trace des silhouettes sur la surface de boîtes de verre recouvertes de noir de fumée.
Fragiles et étonnants dessins, qui rappellent le côté précieux de la gravure et que Moninot a enfermés dans les boîtes de «petri» et présentées sur des rampes lumineuses. Une main humaine n’aurait pu faire mieux, mais il a fallu cette main pour préparer le dispositif, qui témoignent non seulement des souvenirs des mouvements du vent, mais de ceux de son enfance ; l’artiste dit se rappeler de son père noircissant une plaque de verre pour observer une éclipse. » (Source Sylvia Ladic)

Bernard Moninot, La Mémoire du vent 2

Bernard Moninot, La Mémoire du vent 2

Le saule pleureur écrivain

Sole écrivain, Tim Knowles,

Saule écrivain, Tim Knowles,

La marche du vent

Theo Jansen est un artiste-ingénieur néerlandais concevant d’étranges bêtes capables de se déplacer grâce au vent.
Theo Jansen, Animaris percipiere

Theo Jansen, Animaris percipiere

Theo Jansen, Animaris percipiere

Giuseppe PenoneSouffle de feuilles. Feuilles de buis.1976

La thématique est abordée en premier lieu par Penone dans une série de photographies de nuages de poussière qui évoque un souffle animé, puis dans un ensemble de vases de terre à échelle humaine (Soffii, 1978), restituant métaphoriquement l’amplitude du souffle de l’artiste. (SL)

Giuseppe Penone, Souffle 6

Giuseppe Penone, Souffle 6 [Soffio 6], 1978, Terre cuite, 158 x 75 x 79 cm

James Lee ByarsLe petit ange rouge de Marseille – 1991/1993 Verre soufflé

Cette installation de James Lee Byars évoque la circulation de fluides vitaux — sang et eau.

Levitas

Levitas, 1998, Boules en verre soufflé avec empreintes de pied – Installation de dimensions variables : 50-60 cm Ø chacune. Œuvre réalisée au CIRVA, Marseille – Collection CIRVA, Marseille. © Antonio Zafra (vue de l’installation à la galerie Salvador Díaz)

Le vent, l’air, le souffle dans l’histoire des arts Part.1

Le vent, l’air, le souffle dans l’histoire des arts Part.2

2 commentaires

  1. PATRICIA LHARDY

    Merci de votre travail qui est un vrai souffle d’inspiration. je n’ai pas vu mentionner l’artiste Tomás Saraceno avec sa superbe expo au Palais de Tokyo en décembre tout en délicatesse.

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