Le jardin dans l’art

Les jardins dans l’art :

Le jardin a inspiré les artistes. En effet, par ses couleurs, ses compositions, il inspire de nombreux peintres. Jadis conçu sous des aspects religieux, il s’affranchit de toute histoire dans la période moderne. Klimt en fait une toile colorée sans perspective, Matisse un festival de couleurs et Picasso en dresse les lignes. Le jardin devient un sujet de peinture absolu avec Monet. Il devient le support de la création avec les interventions de Niki de Saint Phalle.

Ce sont les égyptiens qui nous ont laissé les témoignages picturaux les plus anciens.

La plupart du temps, les jardins égyptiens étaient à la fois jardins d’agrément et jardins utilitaires servant à produire du vin, des fruits, des légumes et du papyrus.

Fragment de paroi peinte de la tombe de Nebamon, régisseur de l’épouse de Thoutmôsis IV.

Peint vers 1300 avant J.C., 64cm x 73cm, peinture sur stuc, pigments naturels, British Museum,Londres.

Le Moyen-âge :

« Pour certains les jardins du Moyen-âge évoquent une certaine nostalgie du paradis perdu : Le jardin d’Eden, dans sa représentation médiéval apparaît comme un espace sacré circulaire, le cercle révèle le divin, le céleste alors que le carré exprime le terrestre, le carré s’intègre parfaitement dans la symbolique médiévale liée aux, nombres , les 4 éléments, les 4 fleuves du paradis, les 4 évangiles, les 4 saisons… »(1)

Émilie dans son jardin (Théséide) – Barthélémy d’Eyck

L’Agonie dans le Jardin des Oliviers, ou plus simplement Agonie dans le Jardin ou même Prière dans le Jardin ou encore Le Christ au Jardin des Oliviers est un épisode de la vie du Christ, un événement de sa Passion placé immédiatement après l’Entrée dans Jérusalem puis la Cène et avant son arrestation dans le même jardin à la suite de sa dénonciation par Judas. Il en suivra sa crucifixion.

Le Jardin peut être nommé Gethsémani, qui signifie « le pressoir d’olives » en araméen. Selon la tradition, l’église de Toutes-les-Nations renferme le rocher au pied duquel Jésus pria durant son agonie. (wikipedia)

Le thème par Andrea Mantegna, Prière au jardin des Oliviers, (1430-1506). Le jardin est compartimenté pour permettre à l’artiste de présenter plusieurs histoires.

Le jardin des délices, Bosch, 1504, un tableau à symboles et histoires.

Agonie dans le jardin (c 1610-1612), El Greco. Musée des beaux-arts de Budapest

Le Christ au jardin des Oliviers a été peint par Eugène Delacroix en 1827. Cette toile imposante de 2,94 sur 3,62 mètres est l’une des rares œuvres religieuses de l’artiste. Elle représente Jésus, qui après la dernière Cène, se rend au mont des Oliviers, colline de Jérusalem, pour prier.

Camille Corot, Tivoli, Jardins de la villa d’Este, 1843

La famille du peintre au jardin, rue Carcel Paul Gauguin .1883; Paris, France 

« Le Christ au Jardin des Oliviers », une réalisation du peintre Paul Gauguin : le point de vue sur le Christ et le jardin est nouveau.

Le Jardin de Daubigny est un tableau peint par l’artiste néerlandais Vincent van Gogh en 1890, à Auvers-sur-Oise. C’est l’un de ses derniers tableaux.

Femmes au jardin est une suite de tableaux conçus comme les volets d’un paravent de quatre panneaux, peints par Pierre Bonnard en 1891, à l’âge de vingt-quatre ans, et démonté peu après.

Les jardins vu par Gustav Klimt, Les jardins aux tournesols, 1905-1906: Klimt abolit tout effet de perspective. La planche est frontale et fortement colorée. Les fleurs sont représentées de manière naturaliste : c’est par elles qu’on ressent un effet de profondeur.

Les Nymphéas (1914-1926), Claude Monet

Matisse, 1908, La desserte rouge, le jardin vert contraste avec le rouge de la pièce. C’est un moyen de rendre la profondeur.

Murnau jardin, Kandinsky, 1910, le jardin devient touches de couleurs.

Le Parc Güell est l’une des réalisations de l’architecte catalan Antoni Gaudí à Barcelone qui figure sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il fut édifié entre 1900 et 1914. Les architectes José Antonio Martínez Lapeña et Elías Torres l’ont restauré de 1984 à 1993

Une peinture Le jardin de Miro de 1925 est attribuée de façon erronée à l’artiste. Il n’a jamais peint ce tableau. Je le précise car des enseignants ont bâti des séquences autour de cette production.

Picasso, Femme assise dans un jardin, 1938 : une ligne brisée et une courbe suffisent pour le représenter.

C’est son parc, c’est sa vie. Niki de Saint Phalle a consacré deux décennies entières, de 1978 à 1998, à la réalisation du Jardin des Tarots, inspiré du célèbre jeu de cartes divinatoire. Plus qu’à lire l’avenir, ces sculptures géantes l’aident à sonder les arcanes de son propre passé, sans taire les épisodes douloureux – notamment une enfance minée par l’inceste – mais en se tournant résolument vers la lumière douce et intense de cette Toscane qui l’a éblouie. (2)

(1) http://secretsdejardins.e-monsite.com/pages/jardins/jardins-medievaux-1ere-partie.html

(2) https://www.la-croix.com/Culture/Voyages/Quand-Niki-de-Saint-Phalle-compose-le-Jardin-des-Tarots-en-Toscane-2015-07-17-1335471

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