Arts Pla

La main dans l’art

Un article sur les différentes facettes de la main dans l’histoire de l’art.

Lien vers le fichier dynamique :

https://www.flipsnack.com/B8AB8CF6AED/la-main-dans-l-art/full-view.html

Lien vers le PDF :

la main dans l'art

La main dans l’art :

La main est l’instrument avec lequel les artistes composent leurs œuvres d’art. Elle est à l’origine de toutes ses manifestations. Non contentée par ses missions artistiques, elle cherche à s’imposer dans le paysage plastique de tous temps. Sujet, objet, matériaux, trace, outil elle s’invite dans la scène artistique avec toutes ses facettes.

Plastique, c’est un exercice de style pour les peintres et sculpteurs. En effet, un tableau peut être ruiné si les mains ne sont pas assez anatomiques et précises. Aux Beaux-Arts autrefois, les étudiants suivaient des cours de dessin anatomique et la main était à l’étude.

 

La main peut être tendre, dure, en colère ou sévère avec le poing levé, elle exprime bien des émotions. Elle est expressive. La main délivre des messages codés en fonction de sa position avec ses doigts. Elle est loquace et délivre de savants discours : le langage des signes en est un exemple.

 

Dans cet article nous verrons les différentes postures que la main occupe dans la scène artistique.

La main comme outil :

Les hommes préhistoriques ont poché des mains sur les parois des grottes. Les mains sur les parois des grottes sont appliquées selon plusieurs techniques. La grande majorité sont des mains négatives qui apparaissent au milieu d’un halo de couleur. Nettement moins nombreuses, on trouve également des mains positives, rappelant les empreintes de couleur que tout le monde a pu réaliser pendant son enfance. La dernière technique utilisée, la plus rare, est celle de la main gravée dans la roche. La main est un outil.

Gabriel Orozco, artiste mexicain, « Mes mains sont mon coeur « . L’art est une forme de massage cardiaque, essentiel pour rester en vie : la forme dégagée de l’argile avec les mains a une forme de cœur.

La main comme symbole :

Chez les Juifs, la Hamsa est un symbole écartant les forces du mal.

La main de Fâtima, du nom de la fille préférée du prophète Mahomet, symbolise dans la tradition, la place de la femme et est un talisman censé écarter le mal. La main devient un symbole et désigne autre chose qu’elle-même. Elle est souvent stylisée et ornementée.

La main comme  signe :

La main (du latin : manus, « côté du corps1 ») est l’organe préhensile effecteur situé à l’extrémité de l’avant-bras et relié à ce dernier par le poignet. C’est un organe capable notamment de saisir et manipuler des objets. Chez l’Homme, la main est un organe extrêmement développé et important, elle dispose d’une palette d’actions très large. Elle aussi doté de significations et est capable de communiquer, pensons au langage des signes des mal-entendants.

Dans l’art byzantin les positions des mains des saints et de la Vierge ou du Christ avaient différentes significations. Les mains levées vers le haut ou bien jointes devant le corps sont utilisées par les croyants pour prendre une posture de prière.

Le Christ Pantocrator est une représentation privilégiée de l’art byzantin qui montre le Christ en buste, tenant le livre des Saintes Écritures dans la main gauche et levant la main droite dans un geste d’enseignement codifié qui invite à la vie éternelle.

La main comme sujet :

Escher, grand illusionniste fait le dessin d’une main tenant une boule réfléchissante.

Parmesan fera son autoportrait avec sa main mise au premier plan afin de montrer l’importance de celle-ci

La main comme détail :

Mains en prière, par Albrecht Dürer (1508). L’artiste fait une étude rigoureuse des mains tenues lors de la prière.

Léonard de Vinci lui aussi étudiera avec précision les parties formant les mains avec leur volume, ombres et lumière.

Michel -Ange, dans la Création D’Adam, va peindre des mains devenues célèbres ayant fait la notoriété d’une marque de café.

Géricault en 1818 fera une autre étude sur les mains et les pieds de manière réaliste.

Rodin immortalise une main de pianiste: on voit bien la note que le musicien est en train de jouer.

La main comme  témoin :

Les mains photographiées par Jean-Philippe Beux ne montrent pas que les déformations professionnelles. Tout comme la photographie, elles sont le reflet, de nos caractères, de notre histoire, de nos vies. Elle contiennent à la fois notre passé et la projection de notre f…

La main comme  matériau :

Choi Xoo-Ang, des mains pour former des ailes d’un ange

La main comme  monument :

Louis Blanc, photographe qui montre des sculptures faites avec les mains: (merci à notre collègue Iatice de Lyon, Patrick Orsini qui nous a indiqué cette référence)

La main comme  échelle :

Plus tard, César fera du pouce une sculpture gigantesque avec un grand changement d’échelle:

Mario Irarrázabal. avec ses mains gigantesques, artiste chilien cherchant la démesure.

Christine Lucas, dans Alice, montre également une sculpture gigantesque d’une main d’une femme sortant d’un monument en Espagne:

Liu Bolin réalise un poing géant. Cette statue de 3,60 m de haut et pesant plus de 7 tonnes a été exposée fin mars sous la nef du Grand Palais, dans le cadre du salon Art Paris, dont la Chine est l’invitée d’honneur.

La main comme mémoire et temps :

Giuseppe Penone installe des mains en bronze sur des arbres qui continuent de pousser laissant ainsi apparaître les traces de la présence de celle-ci dans l’écorce.

La main comme  support :

La main servant de support pour des effets hyperréalistes: Guido Daniele

Lien vers d’autres thématiques :