les principaux mouvements artistiques

Cet article est une compilation d’extraits de wikipedia facilitant la compréhension de ces mouvements artistiques avec leurs caractéristiques.

« Un mouvement artistique ou courant artistique est un ensemble d’artistes et d’œuvres artistiques ayant une esthétique commune. Les historiens de l’art utilisent généralement la notion de mouvement lorsque le groupe qui y est associé se réclame d’un corpus théorique clairement défini en tant que manifeste. « wikipedia

Les mouvements en peinture :

Le maniérisme : (1520-1580)

Une peinture maniériste : La Montée au calvairede Toussaint Dubreuil, fin du xvie siècle, musée national de la Renaissance, Ecouen.

La Déposition , de Pontormo, 1526-1528

Ce qui caractérise le maniérisme selon wikipedia:

  • un espace désuni, et souvent indéfini,
  • une image trouble et obscure,
  • une déformation et une torsion des corps, dont la figure serpentina dessinant un S,
  • des tons acides et crus, hérités de Michel-Ange et la chapelle Sixtine à Rome,
  • une recherche du mouvement,
  • un art de codes, de symboles, de citations d’artistes classiques,
  • un art de cour, qui s’adresse à des gens cultivés et lettrés,
  • une exagération des formes qui caractérise le maniérisme du xvie siècle.

Le baroque : (1580-)

Le baroque, qui touche tous les domaines, se caractérise par l’exagération du mouvement, la surcharge décorative, les effets dramatiques, la tension, l’exubérance des formes, la grandeur parfois pompeuse et le contraste, ce même contraste dont parlait Philippe Beaussant : l’époque baroque a tenté de dire « un monde où tous les contraires seraient harmonieusement possibles »

L’Adoration de Pierre Paul Rubens (Musée royal des beaux-arts d’Anvers). Une structure dynamique de formes qui s’enroulent en spirale autour d’un espace vide, d’éclatantes draperies, un souffle de mouvements éclairés par une flèche de lumière, peints avec une brillante maîtrise émancipée.

 

  • Le classicisme (1660-1715)
  • Le classicisme est un mouvement culturel, esthétique et artistique qui se développe en France, et plus largement en Europe, à la frontière entre le xviie siècle et le xviiie siècle, de 1660 à 1715. Il se définit par un ensemble de valeurs et de critères qui dessinent un idéal s’incarnant dans l’« honnête homme » et qui développent une esthétique fondée sur une recherche de la perfection, son maître mot est la raison.
  • La peinture classique est fondée principalement sur l’œuvre de Raphaël, qui en demeurera la référence. Elle tend vers un idéal de perfection et de beauté, à travers des sujets nobles, de préférence inspirés de l’antiquité ou de la mythologie gréco-latine tels que les figures héroïques, les victoires ou la pureté des femmes.
  • L’école d’Athènes, 1509-1510, La Chambre de la Signature au Vatican
  • Le rococo : (1730-1760)
  • Le rococo est un mouvement artistique européen du xviiie siècle touchant l’architecture, les arts décoratifs, la peinture et la sculpture. Les peintures sont caractérisées par de nombreuses couleurs pastel et des formes incurvées. Les peintres décorent leurs tableaux d’anges chérubins et de tous les symboles de l’amour. Le portrait est aussi un style très en vogue. Certaines peintures représentent des scènes coquines et lestes pour l’époque. Ceci est en rupture avec le style baroque et ses travaux dans les églises. Les peintures évoquent souvent des scènes pastorales et des promenades de couples aristocratiques.
  • L’Apothéose de sainte Thérèse (1722-24), Giambattista Tiepolo

Le néo-classicisme : (1750-1830)

Le néo-classicisme est à la fois un mouvement artistique, et une période stylistique qui émerge vers 1750 dans l’Europe des Lumières, contemporain et consécutif de la vogue du Grand Tour. Son apogée se situe vers 1780 jusqu’à 1800 et le déclin de son influence s’amorce vers 1810 avec la concurrence du romantisme. Le mouvement, né à Rome au moment où l’on redécouvre Pompéi et Herculanum, se diffuse en Europe et aux États-Unis par l’intermédiaire des écrits de théoriciens dont le principal représentant est l’archéologue et historien d’art Johann Joachim Winckelmann. Celui-ci préconise un retour à la « vertu », à la simplicité et au goût de l’épure de l’antique après le baroque et surtout ce que les promoteurs du retour à l’antique considèrent comme les excès foisonnants et frivoles du rococo de la période précédente. Cette expression nouvelle d’un style ancien souhaite rallier tous les arts à ce qu’on appela alors « le vrai style ».

J.-L. David, Le Serment des Horaces, 1784,
musée du Louvre, Paris.

Le romantisme : fin XVIIIème-1850

Le romantisme est un mouvement culturel apparu à la fin du xviiie siècle en Allemagne et en Angleterre et se diffusant à toute l’Europe au cours du xixe siècle, jusqu’aux années 1850. Il s’exprime dans la littérature, la peinture, la sculpture, la musique, la politique et la danse et se caractérise par une volonté de l’artiste d’explorer toutes les possibilités de l’art afin d’exprimer ses états d’âme : il est ainsi une réaction du sentiment contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l’évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l’exotisme et le passé, l’idéal ou le cauchemar d’une sensibilité passionnée et mélancolique.

Caspar David Friedrich, Le Voyageur contemplant une mer de nuages, 1817-1818 (Kunsthalle de Hambourg).

Le réalisme :  3e quart du xixe siècle

Le réalisme en arts plastique est un mouvement artistique né vers 1848 sous l’impulsion de Gustave Courbet.

Il s’oppose à la vision idéaliste de l’art bourgeois

L’Après-dînée à Ornans (1849), palais des beaux-arts de Lille. Gustave Courbet

Le naturalisme : (1880-1900)

Le naturalisme est un terme qui, au xixe siècle, en peinture comme en littérature, a désigné un mouvement artistique en Occident, approximativement compris entre 1880 et 19001, faisant suite au réalisme pictural qui a mis très longtemps à convaincre critiques et publics. Il en reprend partiellement les traits, en accordant, comme chez Gustave Courbet, une importance primordiale au motif, à la nature perçue telle quelle, au monde paysan, plutôt qu’à des scènes historiques, mythologiques ou religieuses figées par les canons académiques. Il prend position en faveur du peuple et du monde ouvrier, qui jusqu’à là échappaient à la représentation.

Jules Breton, La Fin du travail (vers 1887), 84 × 120 cm, New York, Brooklyn Museum.

Le symbolisme : (1866-1920)

Dans Un Manifeste littéraire, publié en 1886, le poète Jean Moréas définit cette nouvelle manière d’écrire : « Ennemie de l’enseignement, la déclamation, la fausse sensibilité, la description objective, la poésie symbolique cherche à vêtir l’Idée d’une forme sensible. » Les symbolistes teintent leurs œuvres d’intentions métaphysiques, de mystère, voire de mysticisme. Le sujet a désormais de moins en moins d’importance, il n’est qu’un prétexte. Plusieurs artistes s’amusent à transposer une image concrète dans une réalité abstraite.

La Mort du fossoyeur par Carlos Schwabe est un compendium visuel de thèmes symbolistes. La Mort et l’ange, la neige immaculée et la pose dramatique des personnages expriment tous l’aspiration symboliste à la transformation spirituelle, hors du monde.

L’art nouveau : 

L’Art nouveau est un mouvement artistique de la fin du xixe et du début du xxe siècle qui s’appuie sur l’esthétique des lignes courbes.

La Séduction de Merlin, Edward Burne-Jones (1874), Lady Lever Art Gallery, Liverpool.

L’impressionnisme : 1874 à 1886

L’impressionnisme est un mouvement pictural né de l’association d’artistes de la seconde moitié du xixe siècle vivant en France. Fortement critiqué à ses débuts, ce mouvement se manifeste notamment de 1874 à 1886 par des expositions publiques à Paris, et marqua la rupture de l’art moderne avec la peinture académique, qui était très en vogue à l’époque.

Ce mouvement pictural est principalement caractérisé par des tableaux de petit format, des traits de pinceau visibles, la composition ouverte, l’utilisation d’angles de vue inhabituels, une tendance à noter les impressions fugitives, la mobilité des phénomènes climatiques et lumineux, plutôt que l’aspect stable et conceptuel des choses, et à les reporter directement sur la toile.

Impression, soleil levant (1872), toile de Claude Monet, qui a donné son nom à l’impressionnisme.

Un cas à part, Van Gogh

Vincent Willem van Gogh, né le 30 mars 1853 à Groot-Zundert et mort le 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise, est un peintre et dessinateur néerlandais. Son œuvre pleine de naturalisme, inspirée par l’impressionnisme et le pointillisme, annonce le fauvisme et l’expressionnisme.

Van Gogh Vincent: La Sieste (d’après Millet), 1890

Le fauvisme : (1903-1910)

Mouvement pictural français du début du xxe siècle, fondé sur la simplification des formes, l’utilisation de couleurs pures juxtaposées et recherchant l’intensité de l’expression.

Albert Marquet, Le 14 juillet au Havre, 1906

La Femme au Chapeau, Henri Matisse, 1905
Huile sur toile, 80.6 cm x 59.7 cm, Museum of Modern Art, San Francisco

Le futurisme : 1909-1920

Le futurisme est un mouvement littéraire et artistique européen du début du xxe siècle (de 1909 à 1920), qui rejette la tradition esthétique et exalte le monde moderne, en particulier la civilisation urbaine, les machines et la vitesse.

Umberto Boccioni, Dynamisme d’un cycliste (Dinamismo di un ciclista), 1913,collection Peggy Guggenheim.

L’expressionnisme : (début xxe siècle)

L’expressionnisme est la projection d’une subjectivité qui tend à déformer la réalité pour inspirer au spectateur une réaction émotionnelle. Les représentations sont souvent fondées sur des visions angoissantes, déformant et stylisant la réalité pour atteindre la plus grande intensité expressive.

Ernst Ludwig Kirchner, Berliner Straßenszene (Scène de rue à Berlin), 1913, huile sur toile (121 × 95 cm), Neue Galerie, New York.

  • Le cubisme (1910-1921)

Le cubisme est un mouvement artistique du début du xxe siècle, qui constitue une révolution dans la peinture et la sculpture, et influence également l’architecture, la littérature et la musique. Produites essentiellement dans la région parisienne, les œuvres cubistes représentent des objets analysés, décomposés et réassemblés en une composition abstraite, comme si l’artiste multipliait les différents points de vue. Elles partagent également une récurrence des formes géométriques et du thème de la modernité.

Juan Gris, Nature morte au plat de fruits et à la mandoline, 1919, 92 × 65 cm), Fondation Beyeler, Bâle.

Le dadaïsme : (1916-1920)

Le mouvement dada, est un mouvement intellectuel, littéraire et artistique du début du xxe siècle, qui se caractérise par une remise en cause de toutes les conventions et contraintes idéologiques, esthétiques et politiques.

Alfred Stieglitz, photographie de la Fontaine de Marcel Duchamp (1917).

Le surréalisme :

Le surréalisme est un mouvement artistique du xxe siècle, comprenant l’ensemble des procédés de création et d’expression (peinture, musique, cinéma, littérature…) utilisant toutes les forces psychiques (automatisme, rêve, inconscient) libérées du contrôle de la raison et en lutte contre les valeurs reçues. Il est caractérisé par sa transdisciplinarité (peinture, objet, collage, cinéma, costume…) et l’importante collaboration entre ses membres. En 1924, André Breton le définit dans le premier Manifeste du surréalisme comme un « automatisme psychique pur, par lequel on se propose d’exprimer, soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière, le fonctionnement réel de la pensée. Dictée de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale […] ».

La Persistance de la mémoire est un tableau surréaliste peint en 1931 par Salvador Dalí. C’est une huile sur toile connue dans le grand public sous le titre Les Montres molles et l’un des plus célèbres tableaux du peintre. Exposé pour la première fois à la galerie d’art de Julien Levy en 1932, le tableau est désormais dans la collection du Museum of Modern Art à New York depuis 1934.

Le Pop-art : (1955-)

Le pop art est un ensemble de phénomènes artistiques intimement liés à l’esprit d’une époque, l’essence d’un large mouvement culturel des années 1960. Il trouve son origine en Grande-Bretagne au milieu des années 1950, mais se répand rapidement à l’ensemble du monde occidentalisé dans le contexte de la société industrielle capitaliste. Celle-ci s’appuie sur les nouvelles technologies en plein essor dont les artistes pop vont s’emparer et qui touchent toute la sphère culturelle : le pop art se manifeste dans les pratiques et les comportements de toute une génération.Son apparition, dans les arts plastiques en Angleterre, se manifeste sous l’impulsion de Richard Hamilton et d’Eduardo Paolozzi. En France avec des artistes tels que le sculpteur César. À la fin des années 1950, le pop art américain émerge avec des artistes tels qu’Andy Warhol, Roy Lichtenstein, Robert Rauschenberg, Jasper Johns et James Rosenquist. L’expression « pop art » (abréviation de « popular art » en anglais, ou « art populaire » en français), a été utilisée pour la première fois par les membres de l’Independent Group, groupe d’intellectuels travaillant sur l’impact des médias de masse et de la technologie dans la société se réunissant à l’Institute of Contemporary Art (ICA) à Londres.

Roy Lichtenstein, Barcelona Head (1992), Barcelone.

  • Le nouveau réalisme (1960-1970)
  • Le groupe des Nouveaux Réalistes est fondé en 1960 par le peintre Yves Klein et le critique d’art Pierre Restany1 à l’occasion de la première exposition collective d’un groupe d’artistes français et suisses à la galerie Apollinaire de Milan. Contemporain du Pop Art américain, dont il est souvent présenté comme la version française, le Nouveau Réalisme incarne, avec Fluxus, l’une des nombreuses tendances de l’avant-garde dans les années 1960. Il est dissous en 1966.
  • Les artistes reprennent les objets de la société pour en faire des reliques, des symboles puissants de la consommation.Exemple : Les compressions de César qui mettent en scène des automobiles, le but étant de transformer un objet culte de notre société et d’en faire quelque chose d’autre, à travers ses formes géométriques, l’œuvre sent la conception par l’intermédiaire d’une machine, c’est la disparition de l’habileté manuelle qui était à l’époque un facteur important dans la reconnaissance de la valeur d’un artiste. Ou Home sweet Home d’Arman qui accumule des masques à gaz pour faire référence à la guerre chimique.
  • CÉSAR-Coque Vallelunga n°1, 1986
  • L’art conceptuel : (1960-)
  • L’art conceptuel est un mouvement de l’art contemporain apparu dans les années 1960 mais dont les origines remontent aux ready-made de Marcel Duchamp au début du xxe siècle.L’art est défini non par les propriétés esthétiques des objets ou des œuvres, mais seulement par le concept ou l’idée de l’art.
  • Joseph Kosuth, Art as Idea as Idea, 1966-68

L’art postal ou le mail art : (1962)

L’art postal (mail art en anglais) est un moyen de communication, une correspondance artistique qui utilise les services de la poste : c’est l’art d’envoyer des lettres décorées. La lettre et l’enveloppe deviennent ainsi un support d’expression artistique. Les courriers de mail art adressent donc un message tout autant par le texte que par l’image.

Enveloppe décorée sur le thème du voyage.

L’art postal a été relancé par Hervé Fischer avec « l’art postal en ligne » et avec le tweet art, en 2011.

L’art performance : (1960s-)

Une performance artistique est une action artistique comportementale entreprise par un (ou des) artiste(s), face à un public.

L’œuvre peut être présentée en solo ou en groupe, être accompagnée d’éclairages, de musique ou d’éléments visuels réalisés par l’artiste, seul ou en collaboration, et produite dans des lieux les plus divers, des galeries d’art aux musées et aux espaces « alternatifs ».

Sebastian Bieniek, « Born to be boulette », performance, 1998.

Fluxus : (1960-)

Fluxus est un mouvement d’art contemporain né dans les années 1960 qui touche aussi bien les arts visuels que la musique et la littérature1, par la réalisation de concerts, d’events, la production de livres, de revues, la confection d’objets.

Initié par George Maciunas, qui en inventa également l’appellation, Fluxus participe aux questionnements soulevés par les formes d’arts qui voient le jour dans les années 1960 et 1970 : statut de l’œuvre d’art, rôle de l’artiste, place de l’art dans la société, notamment. L’humour et la dérision sont placés au centre de la démarche et participent à la définition de Fluxus comme un non-mouvement3, produisant de l’anti-art ou plutôt un art-distraction.

Beuys,  i like america america like me2, 1974. L’artiste s’est enfermé dans une galerie avec un coyotte. Il a atterri en avion en amérique puis transporté en ambulance à la galerie car il refusait de fouler le sol américain.

 

  • Figuration libre (1981-)

Les artistes de la figuration libre ont, à travers leurs œuvres, pris la « liberté » de faire « figurer » toutes formes d’art sans frontière de genre culturel et d’origine géographique, sans hiérarchie de valeurs entre haute et sous-culture. Leurs œuvres convient tour à tour, les beaux-arts et les arts appliqués, l’art brut et l’art cultivé, l’art occidental et non occidental.

Robert Combas, Rugby, 2007

Source:

J’ai compacté les articles de Wikipédia sur les différents mouvements artistiques.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_artistique

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